Un arbre, un jour de Karine Lambert

Un arbre, un jour de Karine Lambert

En donnant le rôle principal de son roman à un platane, Karine Lambert diffuse bienveillance et compassion au cœur du récit. Un arbre, un jour est un livre qui fait du bien et qui rend meilleur.

Quatrième de couverture
Du haut de mes trente-deux mètres, je les regarde vivre sur la place du village. Depuis cent trois ans, je partage leurs nuits et leurs jours, j’effeuille leurs amours et parfois j’envie leurs cris de joie.

En ce matin de printemps, un avis d’abattage est cloué sur le platane centenaire qui ombrage ce village de Provence. Entraînés par un petit garçon effronté, sept habitants s’unissent pour découvrir qui souhaite la mort du géant. Ensemble, ils combattent cette sentence absurde, tandis que l’arbre les observe et vibre avec humour et philosophie au rythme de leurs émotions et de leurs conflits.

Qui l’emportera… le pouvoir ou la solidarité ? Aux premiers jours de l’été, Clément, Suzanne, Fanny et les autres ne seront plus les mêmes.

Mon avis
Ils vivent tout autour de nous et pourtant, jamais nous ne leur accordons l’attention qu’ils méritent : les arbres sont des êtres tellement calmes, que nous en oublions qu’ils sont vivants. En plaçant un platane au cœur même de son roman, Karine Lambert nous rappelle qu’il faut porter attention et respecter toutes les formes de vie qui nous entourent.
Le platane, c’est le centre de ce roman à plusieurs niveaux : il trône au centre de la place du village, décor unique auquel les habitants se sont finalement attachés. Mais surtout, il est au centre des liens qui unissent chacun des personnages de ce livre, qui tous, ont au moins un souvenir associé à cet arbre. C’est Clément, l’écolier qui défend sa cause. C’est Fanny, qui se réjouit de le voir à sa fenêtre. C’est Suzanne, Raphaël, François, Adeline et Violette, qui n’imaginent pas que cet arbre puisse disparaître. Ensemble, ils vont se battre pour empêcher qu’il ne soit abattu.
La force de ce roman, c’est qu’il est choral : Karine Lambert donne tour à tour la parole à Clément, Fanny, Suzanne, Raphaël, François et Adeline pour nous montrer leur quotidien, leurs joies, leurs doutes et leurs peines. Elle tisse patiemment les histoires de chacun et la solidarité qui les lie, pour faire de ses personnages des êtres de chair auxquels on s’attache rapidement… sans plus avoir envie de les quitter.
Mais surtout, l’auteure donne la parole au platane, cet arbre centenaire qui connait tout le monde et a été témoin du passé de chacun. Cet arbre doté de la pensée m’a sacrément émue, tellement j’ai pris conscience qu’un arbre est un être sensible, qui vit des joies et des peurs.

Un arbre, un jour de Karine Lambert
La beauté de ce livre est soulignée par la plume fluide et agréable de Karine Lambert, qui forme comme un cocon de douceur dont il est difficile de s’extraire.
En bref
Un arbre, un jour est un formidable roman plein d’humanité, comme nous y a habitués Karine Lambert (j’avais adoré Eh bien dansons maintenant !), qui invite à la bienveillance et à la compassion. 
Le livre
Un arbre, un jour de Karine Lambert
Editions Calmann-Lévy (2018), 220 pages
Je remercie les éditions Calmann-Lévy pour cette lecture.
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