Soleil au ventre de Jean-Baptiste Dethieux

Soleil au ventre de Jean-Baptiste Dethieux


Et si on inversait notre regard sur l’autisme ? Si on essayait de le comprendre de l’intérieur ? C’est ce que nous fait vivre Jean-Baptiste Dethieux, psychiatre et psychanalyste, à travers Paul, un petit garçon atteint du syndrome d’Asperger, dans son roman Soleil au ventre. Un livre lumineux et nécessaire, qui invite à la bienveillance.

Quatrième de couverture
Paul se dit des choses étranges, souvent et particulièrement aujourd’hui, car c’est un jour particulier. Il fait sa rentrée scolaire en CM1 et a changé d’école. Comme tout ce qui est nouveau, cet événement le paralyse et le fascine. C’est comme une nouvelle naissance, se dit-il. La plupart des enfants naissent une bonne fois en sortant du ventre de leur maman, c’est entendu. Lui, c’est différent. Il a le sentiment qu’il aura besoin de temps ou de plusieurs essais pour naître vraiment, parce que Paul est très différent des autres enfants. Il espère seulement que cela ne se verra pas trop vite, mais il sait bien que cela est vain, du fait même que Paul n’est pas seulement Paul.
Il est Paul, l’enfant souffrant de ce handicap que l’on appelle d’un nom bien curieux, le syndrome d’Asperger, une forme d’autisme…
Mon avis
Paul est un petit garçon comme les autres. En apparence. 
Mais en son for intérieur, c’est la peur qui règne. La peur des autres, la peur du monde, la peur surtout de ces émotions qui l’assaillent et le mettent dans des états qu’il ne contrôle pas. 
Alors, il se réfugie dans son monde à lui, un monde où résoudre des équations mathématiques et contempler des flocons de neige tomber le fait se sentir en sécurité. Paul souffre du syndrome d’Asperger, une forme d’autisme. Pour lui, la moindre interaction sociale est une épreuve.
Dans ce récit très court qui se lit d’une traite, Jean-Baptiste Dethieux, psychiatre et psychanalyste, nous entraîne dans l’intériorité de Paul. Dans cette lutte permanente contre l’angoisse de la nouveauté, du changement, de l’imprévu. A travers l’histoire de ce petit garçon si attachant, l’auteur nous fait ressentir ce que c’est, que d’être autiste : s’isoler pour se protéger d’un monde si foisonnant, dont on ne possède pas les codes pour le comprendre, malgré les efforts.
Pour Paul, chaque contact humain est une énigme. La beauté du monde, un mystère. Les rayons du soleil, une brûlure. Jusqu’à rencontrer Isolde, cette jeune fille méfiante qui, pourtant, finira par lui ouvrir les portes du monde extérieur. Par lui mettre le soleil au ventre.
En bref
Soleil au ventre est un roman lumineux qui porte un regard bienveillant sur les personnes atteintes du syndrome d’Asperger. Un texte plein d’humanité, à mettre dans toutes les mains.
Le livre
Soleil au ventre de Jean-Baptiste Dethieux
Editions L’Alchimiste (2019), 144 pages
Un grand merci aux éditions L’Alchimiste pour cette lecture.
Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur pinterest
Pinterest
Partager sur email
Email

4 réflexions au sujet de “Soleil au ventre de Jean-Baptiste Dethieux”

  1. Un énorme merci pour cette découverte BD. Mon conjoint est enseignant et a deux petits garçons autistes dans sa classe. C'est le genre de livre qui peut être très intéressant à glisser dans la bibliothèque de la classe 😉 A bientôt !

    Répondre

Laisser un commentaire