Le Signal de Maxime Chattam

Le Signal de Maxime Chattam


Vous n’avez pas peur des fantômes ? Lisez Le Signal de Maxime Chattam et vous changerez d’avis.

Quatrième de couverture

La famille Spencer vient de s’installer à Mahingan Falls. Jusqu’ici, tout va bien. Un vrai paradis.
Si ce n’étaient ces vieilles rumeurs de sorcellerie, ces communications téléphoniques brouillées par des cris inhumains, ce quelque chose d’effrayant dans la forêt qui pourchasse les adolescents, et ce shérif complètement dépassé par des crimes horribles.
Avez-vous déjà eu vraiment peur en lisant un livre ?
Mon avis

Que ceux qui croient n’avoir peur de rien se ravisent tout de suite : ce roman va vous faire trembler dans le noir.
Une petite bourgade de la Nouvelle Angleterre, perdue entre les collines et l’océan, une mystérieuse tour de radio par laquelle transitent toutes les télécommunications, d’étranges disparitions… l’atmosphère du Signal est à mi-chemin entre les romans de Stephen King et ceux de H. P. Lovecraft. Autrement dit : carrément flippante.
Les références à ces deux auteurs, que Maxime Chattam admire, sont d’ailleurs nombreuses, que ce soit dans la topographie (la ville d’Arkam est citée à plusieurs reprises), les légendes (les sorcières de Salem occupent une place importante dans ce roman) ou dans les scènes d’horreur (je ne verrai plus jamais les épouvantails et les moissonneuses-batteuses de la même manière).
Car oui, Le Signal est un roman d’horreur. Tellement terrifiant qu’il m’a valu un grand moment de terreur, en pleine nuit, quand il m’a fallu me réveiller pour aller consoler ma fille qui pleurait dans sa chambre, exactement comme l’une des héroïnes du roman. Si vous lisez le roman, vous reconnaîtrez facilement à quel passage je fais référence. Inutile donc de vous préciser combien de fois j’ai vérifié qu’aucun fantôme n’était présent dans la pièce.
Maxime Chattam a un don particulier pour faire monter le sentiment d’angoisse chez ses lecteurs. Il y a d’abord ces débuts de chapitres qui ont tout l’air de descriptions macabres en gros plan. Ensuite, il y a le nombre de morts : un chiffre tellement élevé que j’ai arrêté de compter les cadavres ! Et enfin, il y a le plaisir cruel de l’auteur à rendre ses personnages attachants… avant de les faire souffrir sous les yeux désarmés du lecteur.
Mais je crois que ce qui m’a le plus troublée, c’est le réalisme de ce texte. Ce doute qui s’est immiscé dans mon esprit au point de me dire : et si c’était possible ? Au final, Maxime Chattam soulève plusieurs questions sur les dangers de la technologie portée aux nues par notre époque. Et c’est bien cela qui m’a fait le plus peur.
Et pour pimenter la lecture, Maxime Chattam recommande quelques musiques qui vous feront encore mieux plonger dans l’atmosphère du roman. Je les ai regroupées dans cette playlist :

En bref
Le Signal est un roman noir, violent et horrifiant, à lire si vous aimez vous faire peur. C’est une histoire addictive qui vous fera passer par un certain nombre d’états émotionnels. A éviter par contre si la vue du sang, des fantômes, des sorcières ou des phénomènes inexpliqués vous rebute.

Le livre

Le Signal de Maxime Chattam
Editions Albin Michel (2018), 752 pages

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2 réflexions au sujet de “Le Signal de Maxime Chattam”

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