La Carte Postale de Leah Fleming

La Carte Postale de Leah Fleming

Des Loch d’Ecosse aux champs de bataille de la seconde guerre mondiale, Leah Fleming dresse, dans La carte postale, le portrait tout en contrastes d’une femme forte et en quête de sens. Un roman tragique mais passionnant.

Quatrième de couverture

Années 1930. Dans un manoir écossais, Callie mène une vie privilégiée auprès de sa tante actrice. Sa rencontre avec Toby Lloyd-Jones va tout bouleverser. Fascinée par ce séduisant homme d’affaires, Callie l’épouse et le suit en Égypte. Mais sous le soleil du Caire couve un drame : elle vient de recroiser son amour d’enfance… Quelques mois plus tard, c’est une Callie hagarde et enceinte qui rentre en Angleterre, alors que résonnent les premiers échos de la guerre. 
Début des années 2000. En Australie, Melissa Boyd se voit confier une mission par son père mourant : retrouver cette élégante Anglaise qui, soixante ans plus tôt, l’a placé dans une famille de fermiers australiens, alors qu’il n’était qu’un petit garçon. Seul indice, une carte postale et ces mots : « Maman rentrera bientôt »…
Mon avis

J’ai découvert Leah Fleming il y a deux ans avec son roman La jeune fille sous l’olivier, qui m’avait profondément marquée. Quand j’ai vu que La carte postale sortait en poche, je n’ai donc pas hésité une seconde.
On retrouve dans La carte postale ce qui m’avait séduite dans La jeune fille sous l’olivier : un personnage féminin fort, au caractère entier, luttant contre les horreurs de la guerre pour défendre son idéal. A cela près que Callie, l’héroïne de La carte postale, n’est pas un personnage entièrement positif. J’hésiterais même à la qualifier d’anti-héroïne tant sa part d’ombre gagne progressivement du terrain sur sa personnalité à mesure que se déroule sa vie. 
Si le roman souffre de quelques longueurs, surtout dans les 200 premières pages, j’ai tout de même été passionnée par cette saga familiale déchirante. Par l’amour que se portent Callie, Phoebe, Louis-Ferrand, Desmond, Melissa et Mark sans jamais être capables de se le dire. Il y a dans cette histoire un aspect tragique, comme dans toutes les histoires d’amour et de famille heurtées par l’horreur de la guerre.

Des lacs écossais aux plaines d’Australie en passant par l’enfer des camps de concentration, Leah Fleming offre à son roman des décors contrastés avec lesquels l’intrigue et l’histoire des personnages entrent en résonance. De quoi charger son récit d’une puissance jusqu’aux dernières pages, brûlantes d’amour.
En bref

Une saga familiale tragique et passionnante qui traverse les décennies, les guerres et les continents pour affirmer la puissance de l’amour filial.

Le livre

La carte postale de Leah Fleming
Editions Pocket (2018), 552 pages

Publié initialement aux éditions Belfond
Un grand merci aux éditions Pocket pour cette lecture.

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