Frankenstein de Mary Shelley

Frankenstein de Mary Shelley

C’est une figure emblématique de la science-fiction et pourtant, Frankenstein est une oeuvre que l’on connaît plutôt mal. L’occasion de relire le classique de Mary Shelley, dans le cadre du #ChallengeLiredelaSF2019.

Quatrième de couverture

16 juin 1816. L’orage gronde. Dans une ville cachée au milieu des arbres, sur les bords riants du lac de Genève, une petite société s’ennuie. Il y a deux poètes, Byron et Shelley, leurs compagnes, Claire et Mary, un médecin, Polidori. On se raconte d’horribles histoires, selon la mode du temps. On décide même d’en écrire. Dans la nuit, la jeune Mary – elle n’a pas encore 19 ans – ne peut dormir : elle rêve d’un hideux fantasme d’homme. Quelques jours plus tard naissent Victor Frankenstein et sa créature. Récit d’une inquiétante nouveauté, vite porté à la scène, très souvent ensuite à l’écran. Devenu si mythique que, dans l’esprit du public qui a oublié Mary Shelley, le créateur et sa créature se sont confondus.
Mon avis

Dans l’imaginaire collectif, Frankenstein est cette créature immense et terrifiante revenue à la vie après l’expérience d’un savant fou. Et pourtant, Frankenstein est bien le nom du savant, et pas celui de la créature !
Ce qui est sûr, c’est que Frankenstein est un roman d’avant-garde, écrit par une femme, Mary Shelley, au 19ème siècle. Cet ouvrage est aujourd’hui considéré comme l’un des précurseurs de la science-fiction.
Dans un style encore très empreint du romantisme de l’époque, Mary Shelley use d’un subterfuge habile pour nous raconter l’histoire de Victor Frankenstein et de sa créature. Son livre est donc le recueil des lettres d’un marin parti en expédition au Pôle Nord. Il écrit à sa soeur avoir recueilli le pauvre Frankenstein, à l’article de la mort après une course effrénée après le monstre qui le tourmente tant. Avant de mourir, Frankenstein lui raconte son histoire.
Dans ce récit à trois voix (le marin, Frankenstein puis sa créature) imbriqué comme une poupée russe, Mary Shelley aborde un sujet sulfureux : la transgression de la mort. Peut-on décider de redonner la vie à une personne morte ? Et comment assumer, ensuite, la responsabilité d’une créature abominable, condamnée à être rejetée par l’humanité qui en a peur ?
Frankenstein est un texte dense, qui nécessite un certain effort de concentration pendant la lecture. Toutefois, il propose une réflexion philosophique très intéressante et encore d’actualité à notre époque où la bioéthique soulève de nombreuses questions.
En bref

Un grand classique de la littérature et de la science-fiction, à lire au moins une fois dans sa vie.

Le livre
Traduit de l’anglais par Eugène Rocartel et Georges Cuvelier
Editions Pocket (2018), 304 pages
Un grand merci aux éditions Pocket pour cette lecture !
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2 réflexions au sujet de “Frankenstein de Mary Shelley”

  1. Ce livre me rappelle beaucoup de souvenirs. Je l'ai lu quand j'étais en terminale (donc il y a 10 ans). Ton article est très bien écrit et correspond parfaitement aux souvenirs que j'ai de ce livre 🙂

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