Mélodie pour une insomnie de Jorgen Brekke

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Alors que j’avais adoré Le livre de Johannes, premier roman de Jorgen Brekke, c’est avec beaucoup d’attentes que j’ai lu sa suite, Mélodie pour une insomnie. Un thriller historique efficace et violent, mais qui m’a tout de même légèrement déçue par rapport au Livre de Johannes.

 

Le résumé de Mélodie pour une insomnie

Quelques mois après l’affaire des parchemins, l’inspecteur Odd Singsaker reprend du service. Cette fois, il enquête sur un meurtre sanglant et et une étrange disparition : une chanteuse est retrouvée assassinée, gorge tranchée et cordes vocales arrachées, une boîte à musique à la place du larynx.
 
Et lorsque une autre chanteuse, vivant dans le quartier de la défunte, disparaît à son tour, toute la police est sur le qui-vive pour retrouver un assassin fasciné par les berceuses de Jon Blund, un troubadour du XVIIIe siècle, dont les chansons sont sensées donner le sommeil…
 
 

Mon avis sur Mélodie pour une insomnie de Jorgen Brekke

Mélodie pour un insomnie est construit sur le même mode que Le livre de Johannes : une intrigue contemporaine mettant en scène Singsaker et ses collègues de la police norvégienne, et une intrigue secondaire, historique celle-ci, faisant le lien avec les motivations du meurtrier.
 
Les chapitres s’imbriquent de la même manière, si bien que l’effet de surprise qui existait dans Le livre de Johannes est un peu gâché à la lecture de Mélodie d’une insomnie : au bout de quelques chapitres, j’avais déjà compris la motivation du tueur et mon intérêt à la lecture a donc diminué.
 
Attentions âmes sensibles : Mélodie pour une insomnie est un roman très violent, bien plus que ne l’était déjà Le livre de Johannes. Nous avons là affaire à un meurtrier qui ne sait pas garder son sang froid, et qui inflige à ses victimes des coups d’une extrême violence, que l’auteur nous restitue avec force détails.
 
Malgré les scènes très rythmées, j’ai trouvé un certain nombre de longueurs au livre, notamment dans les chapitres historiques et dans la description de la relation Singsaker-Felicia, qui ne sert pas réellement l’intrigue et semble donc annoncer une suite. Enfin, j’ai regretté les réflexions et clins d’oeil de l’auteur sur la littérature policière qui m’avaient tellement plus dans Le livre de Johannes et sont quasi-inexistantes dans Mélodie pour une insomnie.
 
Après avoir tant aimé Le livre de Johannes, je ne pouvais m’empêcher de faire une lecture comparative de Mélodie pour une insomnie, qui peut se lire, à mon sens, indépendamment du premier tome, et reste malgré tout un thriller diaboliquement efficace.
 
 

Le livre

Mélodie pour une insomnie de Jorgen Brekke
Editions Balland (2013), 394 pages

 

Je remercie les éditions Balland et Babelio qui m’ont envoyé ce livre dans la cadre de l’opération Masse Critique.
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