Le dernier coyote de Michael Connelly

avis-lecture-le-dernier-coyote-michael-connelly

Le dernier coyote est le quatrième épisode de la série Harry Bosch. Ce volet sombre marque un tournant dans la psychologie de l’enquêteur, qui laisse émerger ses émotions pour la première fois. Un roman addictif et émouvant.

 

Le résumé du Dernier coyote

L’inspecteur Harry Bosch a été relevé de ses fonctions. Pour réintégrer le LAPD, il doit consulter une psychologue afin de maîtriser son agressivité… Il révèle au Dr Hinojos le secret qui le hante : sa mère, Marjorie Lowe, une prostituée, a été assassinée lorsqu’il était enfant. L’enquête n’a jamais abouti. Malgré l’interdiction qui le frappe, il décide de retrouver son meurtrier.
 
 
 

Mon avis sur Le dernier coyote de Michael Connelly

Dans les premiers chapitres, Le dernier coyote donne à voir un Harry Bosch fidèle à lui-même : impulsif et insubordonné, d’autant qu’il est temporairement suspendu pour avoir agressé son supérieur hiérarchique. Il envoie d’ailleurs allègrement balader le Dr Hinojos, la psy chargée de l’évaluer et de décider de sa réintégration à la criminelle.
 
Puis, peu à peu, on assiste à un phénomène plutôt inhabituel chez Bosch. L’enquêteur commence à s’ouvrir sur son passé, son enfance à l’orphelinat et la douleur sournoise qui résulte du meurtre non résolu de sa mère. Une douleur qui lui remue les tripes et le pousse, malgré sa suspension, à reprendre l’affaire.
 
En rouvrant ce “cold case” vieux de trente ans, Harry Bosch met le doigt dans un engrenage colossal, qui dépasse de loin la simple affaire de meurtre au fond d’une ruelle sombre. L’enquête le mène au cœur d’une machination politique où la fraude et l’intimidation dictent les règles du jeu.
 
Depuis sa première apparition dans Les égouts de Los Angeles, Harry Bosch est un de mes personnages littéraires préférés. J’ai particulièrement aimé ce quatrième tome très prenant et étrangement émouvant, où Michael Connelly met son héros à nu et franchit une étape cruciale dans la construction de sa psychologie. Car au fond, assumer ses faiblesses ne fait pas de Bosch un mauvais flic. Au contraire, cela le rend encore plus tenace et foncièrement humain.
 
 

Le livre

Le dernier coyote de Michael Connelly
Editions Points (2015), 504 pages
Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur pinterest
Pinterest
Partager sur email
Email

Laisser un commentaire