De fièvre et de sang de Sire Cédric

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Le résumé de De fièvre et de sang

Une jeune fille se réveille entièrement nue et entravée sur un matelas couvert de sang. Elle sait qu’elle va mourir, toute tentative de fuite semble inutile. La douleur n’est rien en comparaison de la peur panique qui s’est emparée d’elle.
 
Le commandant Vauvert mène l’enquête en compagnie d’une profileuse albinos, Eva Svärta. Personnage excentrique et hors norme, Eva a un véritable sixième sens qui fait d’elle une redoutable traqueuse de l’ombre. Ensemble, ils vont tenter de remonter la piste d’un tueur en série qu’ils croyaient mort et qui a pour habitude de vider entièrement ses victimes de leur sang. S’agit-il d’une réincarnation, d’un spectre, d’un homme, d’une femme, d’une créature d’un autre monde ?
 
 

Mon avis sur De fièvre et de sang de Sire Cédric

Attention, thriller à forte concentration en hémoglobine ! Âmes très sensibles, s’abstenir. J’ai longtemps hésité à ouvrir un des romans de Sire Cédric. Moi qui ne peux m’empêcher de faire des cauchemars à la moindre scène d’horreur se présentant à mes yeux, j’avais vraiment peur de lire ses livres. Et puis l’envie a été trop forte, j’ai ouvert De fièvre et de sang, et je ne suis absolument pas déçue !
 
L’intrigue est extrêmement bien menée, et on ne peut se détacher du livre avant de l’avoir refermé. L’action est omniprésente, les rebondissements sont surprenants et l’ambiance est glauque mais très excitante. J’ai aimé les allers-retours entre la région toulousaine et Paris et les changements de point de vue. Le lecteur a ainsi la vision des deux enquêteurs, Alexandre Vauvert et Eva Svärta, mais également du tueur et de certaines des victimes. On a donc une vision complète de l’histoire, ce qui est très agréable. Pour autant, on ne comprend toute l’histoire qu’à la toute fin du livre, et encore, une foule de questions subsiste une fois l’ouvrage refermé.
 
Les personnages sont très travaillés : Eva Svärta est fascinante et le lecteur prend un réel plaisir à la suivre dans son enquête, compatissant alors à ses malheurs. Elle est très excentrique, a une histoire personnelle qui conditionne beaucoup son comportement et que l’auteur ne dévoile qu’au compte-goutte, pour le plus grand plaisir du lecteur. Alexandre Vauvert est une sorte de brute épaisse, un géant au grand coeur qui souffre de ses insomnies et est hanté, lui aussi, par des démons.
 
Les personnages secondaires sont plus ou moins sympathiques : Erwan Leroy, qui n’hésite pas à braver l’autorité pour aider Eva, est attachant. Jean-Luc Deveraux, en revanche, est le parfait archétype du con antipathique qui ne cesse de railler ses collègues et s’attache au règlement sans prendre en compte les circonstances.
 
Le tueur, quant à lui, fait froid dans le dos. Ses actes sanglants sont atroces, son malin plaisir à faire le mal et à voir souffrir ses victimes est horrible et son physique, que l’on découvre au fur et à mesure que l’on avance dans l’histoire, est tout à fait repoussant. Ses motivations et son entourage fantastique et maléfique contribuent encore plus à glacer le sang du lecteur.
 
Sire Cédric mélange plusieurs genres, horreur, thriller, fantastique, épouvante, surnaturel, pour arriver à un ensemble d’une bonne cohérence. Les références au vampirisme sont particulièrement bien trouvées et très éclectiques (légendes d’Elizabeth Bathory et Dracula, métal, rituels religieux des Daces, etc.), ce qui permet à l’auteur de ne pas se contenter des clichés communément admis sur les vampires.
 
Enfin, le style est très fluide. Sire Cédric a pour habitude de dire, dans ses interviews, qu’il travaille son texte jusqu’à ce que celui-ci soit parfaitement lissé, ce que est effectivement le cas. Aucun passage n’est superflu ou en trop, et cela permet au lecteur de lire l’ouvrage de bout en bout sans jamais s’ennuyer.
 
Pour moi, il s’agit donc d’une très bonne découverte. J’ai été assez angoissée pendant ma lecture, mais je n’ai pas éprouvé de peur et ma lecture n’a pas du tout été altérée par cette angoisse. J’ai hâte de lire Le Premier sang, dans lequel Sire Cédric remet en scène Eva Svärta.
 
 

Le livre

De fièvre et de sang  de Sire Cédric
Editions Le Pré aux Clercs (2010), 447 pages
 
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4 réflexions au sujet de “De fièvre et de sang de Sire Cédric”

  1. Celui-ci m'attend dans ma PAL française. J'ai lu L'enfant des cimetières, il y a quelques mois, qui m'avait beaucoup plu. Très angoissant et plutôt "gore", mais je reconnais que j'aime ça.

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