Carnets de steppes de Sylvain Tesson et Priscilla Telmon

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Depuis que j’ai lu Dans les forêts de Sibérie il y a quelques années, j’éprouve un plaisir particulier à lire les récits de voyage de Sylvain Tesson. Quand j’ai vu que les éditions Pocket republiaient Carnets de steppes (paru en 2002) dans une nouvelle édition revue par leurs auteurs, je n’ai pas hésité une seconde. Il s’agit d’un de mes plus gros coup de cœur de 2017 et désormais de mon livre préféré de Sylvain Tesson.

 

Le résumé de Carnets de steppes

Dans les grandes étendues de l’Eurasie, c’est le cheval qui a permis à l’homme de s’approprier la steppe. Aussi, lorsque Priscilla et Sylvain, à 23 et 27 ans, décident d’inscrire leurs pas dans la poussière d’Asie centrale, quel autre choix s’offre à eux que celui de se présenter en selle, rênes à la main et pied à l’étrier ?
 
En six mois d’expédition, au gré des rencontres, des bonheurs et des dangers, du Kirghizstan à la mer d’Aral, Priscilla et Sylvain ont collecté un bouquet d’émotions, de souvenirs et de réflexions qu’ils nous offrent dans ce carnet de voyage. Recueil intime pour livrer la saveur de l’instant, le goût du khumus bu sous la yourte, l’entente avec les chevaux, le chant des grandes steppes, les bouleversements d’un peuple.
 
 

Mon avis sur Carnets de steppes de Sylvain Tesson et Priscilla Telmon

Le point de départ même de ce livre, raconter un périple à travers l’Asie centrale à dos de cheval, annonçait déjà un grand récit. Mais en y ajoutant le style inimitable, à la fois contemplatif et effronté de Sylvain Tesson, et les magnifiques photos de Priscilla Telmon, l’ouvrage devient tout simplement un chef d’oeuvre.
 
Au fil de leur avancée sur les pistes de la steppe, les auteurs nous parlent d’histoire, de civilisation, de liberté. Ils rencontrent des gens, goûtent leur hospitalité à grandes lampées de khumus, l’alcool de lait de jument qui ne se refuse pas et les fait presque tomber de cheval.
 
Ils contemplent les paysages, le temps long et dilué de la vie nomade et pleurent avec les anciens capitaines de bateau le recul de la mer d’Aral, victime d’une catastrophe écologique planifiée par les Soviétiques. Ils rendent hommage aussi à leurs montures, ces “colosses aux pieds d’argiles” qui concilient “grâce et puissance”.
 
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En bref

J’ai rarement été aussi emportée par un récit de voyage. Il faut dire que les photographies sont d’une beauté à couper le souffle et vous entraînent tout autant que le texte, bouleversant de vie et de sincérité. Apprêtez-vous à passer par toutes les émotions, de l’admiration à la nostalgie.
 
Lisez-le si… vous avez un tempérament contemplatif et curieux.
 
 

Le livre

Carnets de steppes de Sylvain Tesson et Priscilla Telmon
Editions Pocket (2017), 192 pages
Publié initialement aux éditions Glénat
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